Nathalie Gabaut, réflexologue et relaxologue

C’est à son cabinet qui se trouve au numéro 8 de la place Charles de Gaulle, à Vic-sur-Aisne que je retrouve Nathalie GABAUT pour l’interviewer. Nathalie m’accueille avec un sourire chaleureux et un capuccino, puis elle me fait découvrir le lieu où elle reçoit ses client.es en consultation. C’est un espace apaisant et agréable, empreint de sérénité. J’en profite pour tester un soin de réflexologie facio-cranienne de 30 mn. Faire taire mon mental est un exercice compliqué pour moi et il me faut un bon quart d’heure avant de pouvoir enfin lâcher-prise. Puis la détente s’installe et j’aimerais que ça dure encore des heures tant je me sens bien et relaxée. Mais ce moment de relâchement prend fin et le moment est venu de faire plus ample connaissance avec Nathalie.


Peux tu nous expliquer ton parcours, et comment tu as découvert la réflexologie ?

A la base, je ne suis pas du tout dans le paramédical, j’ai fait des petits boulots pour avoir l’avantage d’élever mes enfants, parce que c’était essentiel pour moi. Je me suis lancée dans le secrétariat médical il y a une quinzaine d’années maintenant, et j’ai fait cela pendant dix ans, puis j’ai été secrétaire pour un kiné pendant 3 ans. Quand tu vois la douleur des gens, tu te dis qu’il y a d’autres choses à faire pour les accompagner. Je prends toujours en exemple, les gens qui venaient en séances de rééducation après une intervention de l’épaule, leur épaule avait été immobilisée 4 ou 5 jours et quand on enlevait l’attelle, ils étaient blancs de douleurs, d’appréhension d’avoir mal. J’avais envie de les aider. Je connaissais la réflexologie depuis quelques années déjà car j’adore la culture des peuples asiatiques, j’aime leur façon de penser, de s’alimenter, de vivre. Je suis tombée sur un reportage qui parlait de la réflexologie plantaire et je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». J’étais à temps complet dans le cabinet de kinésithérapie, puis je suis passée à mi-temps, ça a été le bon moment pour moi, j’avais envie d’aider les gens et de faire quelque chose qui me plait, j’ai donc décidé de me former à la réflexologie. La toute première fois que j’ai dit à mon mari que je voulais être réflexologue, il m’a dit « mais qu’est-ce que tu m’inventes, est-ce que tu te vois papouyer des pieds toute la journée ? » (rires). C’était une évidence pour moi, c’est bien ce que je voulais faire, donc je me suis formée. J’ai deux méthodes de formation, en plantaire, la méthode Ingham enseignée par Luc Fournion de Lyon, et en facio-cranienne et palmaire, la méthode d’Elisabeth Breton.


Depuis quand exerces-tu ?

Je suis praticienne depuis décembre 2015, en plantaire. Pour la facio-cranienne en 2017 et la palmaire en 2018.


Aujourd'hui, tu reçois ta clientèle dans ton cabinet de Vic-sur-Aisne, est-ce que tu as toujours exercé en cabinet ?

Non, j’ai fait 2 ans de pratique à domicile, je me déplaçais avec tout mon matériel pour recréer un espace de bien-être. J’ai eu la possibilité de m’installer en cabinet et j’en ai profité car porter le matériel lors des déplacements était source de douleurs au niveau des épaules, ça m’a beaucoup soulagée. Et ça m’a apporté également une autre clientèle, car certaines personnes n’aiment pas recevoir chez elles, elles ne se décontractent pas, elles n’arrivent pas à lâcher-prise et ont besoin de se rendre dans un endroit dédié au bien-être et à la relaxation. Elles apprécient de sortir de chez elles et de prendre le temps de se poser, de se déconnecter.


Pour quelles raisons fait-on appel à une réflexologue, est-ce qu’on recherche uniquement du bien-être ?

On peut faire appel à la réflexologie pour gérer son stress. Le stress est le fléau de notre époque et nous mange à petits feux, à lui seul il est responsable de nombreux maux et maladies. Sur certaines pathologies quand on arrive à éliminer le stress, il y a 50 % du travail qui est fait.

La réflexologie permet également de soulager des maux quotidiens comme des lombalgies, des cervicalgies, des troubles du sommeil, des troubles urinaires, de la constipation, de la fatigue... La réflexologie va permettre de renforcer le système immunitaire et de rétablir un équilibre. Elle peut accompagner les personnes qui font de la chimiothérapie ou de la radiothérapie en les soulageant des effets secondaires. La réflexologie accompagne un traitement en cours, elle ne remplace pas la médecine traditionnelle.


Est-ce qu’il y a des contre-indications ?

Il y a des états de contre-indications :

Les 3 premiers mois d’une grossesse, on n’interviendra pas.

Les problèmes cardiaques récents et les problèmes veineux, il est primordial de faire part à la réflexologue de son état de santé quand on vient consulter, les conséquences peuvent être dramatiques. Quand on stimule le système sanguin et lymphatique, un caillot peut se déplacer au cœur ou au cerveau.

De même, je ne vais pas intervenir en réflexologie plantaire sur une personne qui souffre d’une entorse du pied. Toutefois, je peux l’accompagner avec une autre technique, par exemple l’aider à se détendre avec la réflexologie facio-cranienne ou travailler en neuro-squelettique avec la réflexologie palmaire.


Quand tes clients viennent en consultation, est-ce que leur demande est précise quant à la méthode utilisée ou c’est toi qui choisis de pratiquer telle ou telle méthode ? Et peux-tu nous expliquer pourquoi tu vas utiliser l’une plutôt que l’autre ?

Le plus souvent, ils arrivent avec une demande précise, mais je peux être amenée à leur expliquer qu’une autre technique serait plus appropriée. Par exemple, les gens qui viennent en burn-out, je commence par une réflexologie facio-cranienne pour leur permettre de se relaxer. Pour le mal de dos, des problèmes de cervicalgies, je peux travailler sur 2 techniques. Et puis, il y a des gens qui ne veulent pas de réflexologie plantaire parce qu’ils ont du mal à se déchausser, je les appelle « les timides des pieds », c’est pour eux que je me suis formée à d’autres techniques.

Ma technique préférée reste la réflexologie plantaire, je travaille beaucoup à l’intuition et le pied est pour moi comme une toile d’artiste, c’est la technique qui procure le ressenti le plus fort, et d’ailleurs, mes clients qui ont commencé par la réflexologie plantaire et qui essaient par la suite la palmaire et la facio-cranienne, reviennent toujours à la plantaire.

Une séance dure environ 1 heure, mais il m’arrive de dépasser largement ce temps car je ne m’arrête pas tant que le pied continue à m’envoyer les signes de ce qu’il y a à travailler. Je prends l’être dans son ensemble, c’est pourquoi chaque séance est différente et je m’adapte par rapport aux signaux du corps, le jour de la séance. De même chaque praticienne a une approche différente, et si on ne ressent pas de bienfaits à l’issue d’une séance, il faut changer de praticienne.


Est-ce qu’il est facile de se faire sa place dans ce métier et aujourd'hui est-ce que tu en vis ?

C’est mon activité principale et aujourd'hui, il est difficile d’en vivre. Mon idée première était de développer mon activité tout en gardant mon emploi de secrétaire médicale à mi-temps, mais ça ne s’est pas passé ainsi.

Ce n’est pas évident de se faire connaitre, tout simplement parce que l’activité est méconnue. Les médecins ne la reconnaissent pas encore et c’est dommage parce que par exemple, quelqu'un de dépressif qui est médicamenté assimilera mieux son traitement à la suite d’une séance de réflexologie qui aura contribué à le détendre.


Comment te fais-tu connaître ?

La meilleure publicité, c’est le bouche à oreille, quand les clients sont ressortis zen d’une séance et en parlent autour d’eux.

J’anime également différents ateliers à domicile avec au minimum 5 personnes, c’est convivial, j’apporte mon matériel je fais des séances « découverte » de 20 à 30 mn pour 15 euros et j’offre une séance de 45 mn à l’hôtesse. Ca peut-être en après-midi ou en soirée.

Aussi, à travers ma page Facebook et sur les salons.


Quand on est indépendante, on pense « liberté », mais et je pense que tu le confirmeras, être à son compte n’est pas un long fleuve tranquille et demande d’être créative et de ne pas se reposer sur ses lauriers.

En effet, ça demande une grande créativité, ça empêche de dormir aussi parfois, quand les doutes et le découragement s’installent lors des périodes creuses.

Il faut être active pour démarcher les entreprises et trouver de nouveaux clients.

Et surtout, il faut être bien entourée et cultiver l’humilité.


Mis à part la réflexologie, as-tu d'autres passions ?

Je suis une adepte des balades en forêt, être au contact de la nature me permet de me ressourcer. Et mon autre passion est le tir à l'arc.


Vous retrouverez Nathalie lors du Salon Bien-être et Art de Vivre les 16 et 17 mars prochains. Rendez-vous dans le « carré des thérapeutes » pour découvrir la réflexologie, telle que la pratique Nathalie lors d’une séance de 20 mn et ceci pour un tarif de 15 euros.

Pour prendre un rendez-vous à son cabinet de Vic-sur-Aisne, contactez-la au 06.99.75.33.63.


Propos recueillis par Stéphanie Brimont Thirriard

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