Prendre soin de son ventre avec l'irrigation du côlon

Mis à jour : 19 mars 2019

Je retrouve Christine Fedotoff à son cabinet du 14 ter, rue Ernest Lavisse à Soissons. Sur sa plaque est écrit "Soins lagune", c'est le nom de son entreprise individuelle qui a vu le jour en 2012. Lors d'une première séance, Christine mène un entretien qui permet de cerner le profil alimentaire du consultant et de déterminer ses besoins, puis elle pratique une irrigation du côlon, allons voir de quoi il s'agit.


Christine, tu pratiques l’irrigation du côlon, peux-tu nous expliquer en quoi cette technique consiste et quels en sont les bénéfices ?…

L’irrigation du côlon, c’est un bain du côlon, j’utilise une machine qui va me permettre d’infiltrer de l’eau douce dans l’intestin par l’intermédiaire d’une canule que je mets au niveau de l’anus et parallèlement à ça, je vais faire un massage du ventre de façon à décoller les matières qui se sont petit à petit placardées le long de la paroi intestinale. Au fil du temps on a des dépôts qui se forment et qui vont gêner l’équilibre et la fonction intestinale, par ce biais, on décolle les matières qui sont plus ou moins toxiques et les résidus d’alimentation de tout ce qu’on a pu avaler dans sa vie.


Qu’est-ce qui dans ton parcours t’as menée jusque là ?

Je suis infirmière, il y a très longtemps de cela j’ai travaillé en chirurgie viscérale, je ne pensais pas en arriver là un jour, mais je me rappelle que j’ai beaucoup aimé cette époque là, ce travail sur les viscères. Et puis j’ai eu un parcours de quelqu’un de constipé, donc j’ai découvert par moi-même il y a quelques années l’irrigation du côlon et je me suis aperçue que c’était d’une grande efficacité. Le temps à passé, puis c’est un de mes fils qui avait une autre problématique qui m’a demandé l’adresse de la personne chez qui j’étais allée. De fil en aiguille je me suis dit que le côlon était un organe dont finalement on se préoccupe peu, pourtant qui pose tellement de problèmes et qui peut littéralement pourrir la vie. Je me suis intéressée à la technique, ça m’a semblé vraiment salutaire et je ne regrette pas du tout, parce que je pense que par ce biais là on peut soulager le quotidien des personnes en permettant l’évacuation.


Lors d’une consultation tu donnes des conseils alimentaires, quelle est ton hygiène de vie ?

Je mange beaucoup de légumes et de fruits, les plus crus possibles, parce que je considère qu’en évitant de cuire trop, on va conserver un maximum de minéraux, des enzymes, des vitamines. Je mange un peu de viande et de poisson, pas de laitage de vache, un petit peu de laitage de brebis et de chèvre. J’ai arrêté le gluten mais ce n’est pas quelque chose que j’invite à faire systématiquement, ça dépendra de la problématique.


As-tu toujours eu cette alimentation ?

Non ! Je n’ai pas toujours eu cette alimentation car je suis fille et petite fille de boulanger ! Au fil du temps, j’ai essayé de chercher et de comprendre, « qu’est-ce qui marche ? Qu’est-ce qui ne marche pas ? ». Pour moi, ce qui me semble logique c’est d’utiliser ce qui est le plus brut possible, le plus naturel. On a à notre disposition l’alimentation la plus adaptée qui soit par le biais des fruits et des légumes.


Depuis quelques temps, le gluten est mis en cause dans certains désordres digestifs, peux-tu nous dire pourquoi plus maintenant qu’avant ?

Le gluten a été fortement modifié depuis l’après guerre, de façon à devenir panifiable, qu’il puisse être travaillé mécaniquement. A l’origine, le petit épeautre n’est pas très malléable en machine, donc ce n’est pas très pratique pour l’industrie-agro-alimentaire, du coup on en est arrivé à modifier la protéine de gluten de façon à ce qu’elle soit adaptée à toutes nos machines. Sauf que nous n’avons pas le matériel enzymatique nécessaire pour digérer cette protéine qui est devenue très longue et donc difficile à la digestion. Ca ne va pas être la même chose pour tout le monde, mais il n’y a pas besoin d’être malade cœliaque pour réaliser qu’en limitant voire en arrêtant les produits à base de gluten, on se sent mieux d’un point de vue général et pas que pour le transit. Et chacun peut le tester, en constatant s’il a moins de douleurs, s’il est mieux dans son ventre. Il y a eu des études de faites, c’est prouvé et confirmé, donc quand on veut bien s’y intéresser, on va trouver des résultats d’études. Maintenant, il y a même des médecins qui le préconisent.


Qu’en est-il du des produits laitiers, de la viande et du sucre ?

Il y a eu des recherches de faites sur les laitages il y a maintenant longtemps, ça a été relayé par de nombreux médecins. Le laitage de vache va générer par réaction une sécrétion de mucus très importante. Ce lait n’est pas adapté pour nous, il contient de grandes quantités de matières grasses et d’hormones de croissances. Pour les gens qui ont tendance à faire beaucoup de problèmes ORL, le lait de vache peut créer un terrain propice à ces infections. Concernant le calcium, on peut le trouver autrement que dans les laitages, on le trouve dans les amandes, dans les légumes, le chou par exemple. Les laits végétaux contiennent beaucoup de calcium, ils sont très digestes et n’ont pas les effets délétères sur le corps des autres laits animaux.


En ce qui concerne la viande, sans être végétarien, on n’a peut-être pas forcément besoin de manger de la viande tous les jours. Et puis, il est préférable de privilégier de la viande de qualité de façon à ne pas favoriser un marché de la viande de basse qualité avec des animaux qui ont été élevés dans des conditions déplorables. Et du même coup de réduire notre consommation, ne serait-ce que pour le bénéfice de l’environnement.


Quant au sucre, il a des effets extrêmement délétères sur tous les corps, avec un phénomène d’addiction qui rend les gens complètement fous s’ils n’ont pas leur dose de sucre, et c’est catastrophique. Il y a des tas de maladies qui sont induites par le sucre, les neurologues font maintenant le lien avec la maladie d’Alzheimer, sans parler du diabète. C’est une calorie vide qui n’apporte rien et qui est néfaste. Et en plus il va favoriser la prolifération du Candida Albican qui normalement fait parti du microbiote, mais il n’est pas souhaitable qu’il envahisse les intestins car il va générer toutes sortes de désagréments et d’infections.


Tu pratiques également la Biodanza, peux-tu nous en dire plus ?

La Biodanza, c’est une danse expressive émotionnelle que je pratique avec Marc, mon époux. Ce n’est pas chorégraphié, il n’y a pas de pas à apprendre, on va inviter les gens à s’exprimer sur une musique. Sur une séance d’1h30, il y a une quinzaine d’exercices, à chaque fois, on fait une démo avec quelques consignes. Le principe de la Biodanza est de travailler sur l’identité, sur l’estime de soi, le bien-être, prendre soin de soi, être dans l’ici et maintenant. D’inviter la bonne humeur et de se connecter au groupe, la Biodanza n’existe pas s’il n’y a pas un groupe.

Le groupe, la musique, le mouvement, tout ça va induire une certaine bonne humeur, ça va libérer les tensions, c’est juste être là dans l’instant présent et de savourer, profiter. Les exercices sont à chaque fois différents, on utilise les musiques du monde entier. On n’oblige à rien, on donne simplement une petite consigne mais si la personne se sent de faire autrement sur cette musique là, il n’y a aucun problème avec ça. Ca permet une certaine créativité et une certaine spontanéité qu’on n’a peut être pas toujours.

C’est une danse émotionnelle, parce que quelques fois ça va nous connecter soit à quelques choses de très joyeux, soit à une certaine nostalgie, même une tristesse qui va passer et qui va s’évacuer. Au début les gens semblent un peu coincés dans leurs cages et au fil du temps les corps commencent à se libérer à s’ouvrir, à s’envoler, la joie s’installe. Une séance de Biodanza, c’est un lieu où on se retrouve dans un groupe qui est bienveillant qui n’est pas jugeant et ça se ressent tout de suite, on se sent accueilli. C’est une relation à soi et aux autres, vraie et spontanée. On se reconnecte à son enfant intérieur. C’est un enrichissement. C’est communicatif dans le mouvement et le regard, pendant la séance on est invité à éviter de parler pour faire taire le mental et se laisser porter par la musique. Même les plus bavards apprécient de faire cette coupure.


Si vous souhaitez poser des questions à Christine Fedotoff sur sa technique de soins et/ou la Biodanza, vous aurez l'occasion de le faire en la rencontrant sur son stand lors du Salon Bien-être et Art de vivre des 16 et 17 mars prochains et aussi lors de sa conférence qui aura lieu à 15 heures le dimanche 17 mars.


Le site professionnel de Christine : https://irrigationcolon.jimdo.com

Son numéro de téléphone pour prendre rendez-vous : 06 18 95 88 99

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/irrigationcolon.christinefedotoff


Propos recueillis par Stéphanie Brimont Thirriard

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